Vaccination

FAQs - Vaccination

Provenance: Agence de la santé publique du Canada

Les vaccinations vous protègent de maladies bien précises qui peuvent vous rendre très malades, invalide et même causer la mort. Elles stimulent le système de défense de votre corps que l'on appelle également le système immunitaire.

Les vaccins procurent l'immunité ce qui vous protège d'une infection sans causer la maladie. On donne  parfois d'autres noms aux vaccins tels que piqûres, inoculation ou vaccination.
Voici comment les vaccins fonctionnent.

  • La majorité des vaccins contiennent une faible quantité de virus ou de bactéries atténués ou « morts ». Ils ne contiennent PAS le type de virus ou de bactéries qui vous rendra malade. En fait, certains vaccins ne contiennent aucun virus ou bactéries.
  • En absorbant cette infime quantité de virus ou de bactéries, vous permettez ainsi à votre système immunitaire de développer des anticorps qui aideront à surmonter ce type de virus ou bactéries. Les anticorps sont des substances qui s'attaquent aux virus et bactéries pouvant entraîner une maladie.
  • Votre corps peut développer des anticorps de deux façons : en attrapant la maladie ou en recevant un vaccin. Il est beaucoup plus sécuritaire de recevoir le vaccin afin de créer des anticorps sans souffrir de la maladie que de prendre le risque de devenir invalide ou même de mourir. 
  • Les anticorps demeurent dans votre corps pendant une longue période et se souviennent des tactiques à utiliser pour lutter contre le virus ou la bactérie. Autrement dit, si le virus ou la bactérie qui cause réellement la maladie (et non le vaccin) entre dans votre corps après que vous ayez reçu un vaccin, votre système immunitaire saura comment se défendre contre la maladie.
  • Souvent, votre système immunitaire se rappellera toute votre vie comment lutter contre un virus ou une bactérie. Mais parfois, il aura besoin d'une injection de rappel pour se rafraîchir la mémoire.

Certains vaccins vous protègent contre une maladie précise. D'autres vous protègent contre plusieurs maladies à la fois. Le vaccin RRO, par exemple, protège contre la rougeole, la rubéole et les oreillons.

Au Canada, la majorité des vaccins sont administrés par injection. Les scientifiques tentent présentement de trouver de nouvelles façons d'administrer les vaccins, que ce soit par l'entremise de gouttes à avaler ou d'un vaporisateur nasal.

Oui, les vaccins sont très efficaces. La preuve est que dans les pays où le taux de vaccination est élevé, le taux de maladie est habituellement faible. Le contraire est également vrai. Les pays qui ont un taux de vaccination plutôt faible connaissent des taux de maladie élevés.

 

Les vaccins sauvent des millions de vie

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d'autres organismes semblables sont convaincus que les bienfaits de la vaccination surpassent de loin ce qu'il en coûte pour administrer les vaccins. L'OMS estime que l'on évite plus de deux millions de décès à l'échelle mondiale chaque année grâce à l'immunisation.

La Banque mondiale a déclaré que les pays du monde devraient D'ABORD investir dans des programmes de vaccination lorsqu'ils établissent leurs programmes de santé publique.

Dans La Décennie de la vaccination, 2011-2020, l'Organisation mondiale de la Santé (Document PDF) imagine « un monde où enfants, familles et communautés vivent sans redouter les maladies à prévention vaccinale... l'accès à des vaccins sûrs et efficaces constitue un droit humain ».

Les vaccins préviennent vraiment les maladies

Avant l'élaboration du vaccin contre la rougeole, environ 300 000 enfants canadiens de moins de 18 ans étaient touchés par la rougeole. La maladie causait près de 300 décès chaque année ainsi que des lésions cérébrales chez 300 autres personnes.

Après l'introduction du vaccin contre la rougeole, le nombre de cas a chuté considérablement à moins de 50 cas en moyenne, chaque année, au Canada.

Un autre exemple de l'impact qu'a eu le nouveau vaccin est la réduction du nombre de personnes contractant la maladie ou en décédant après l'utilisation généralisée du vaccin contre la coqueluche à partir du milieu des années 1940. Le nombre de personnes ayant contracté la maladie est passé de 50 000 cas à 3 000 cas par année. Le nombre de décès causé par la coqueluche a également diminué, passant de 100 décès par année à entre un et cinq.

Autres histoires à succès des vaccins

  • En Amérique du Nord, les vaccins contre la diphtérie ont permis de réduire de plus de 99 % les décès liés à la maladie.
  • Avant l'introduction du vaccin contre le virus varicelle-zona (VVZ), près de 350 000 cas de varicelle étaient déclarés chaque année au Canada. De 1987 à 1996, 53 décès ont été attribués à la varicelle. Un vaccin est maintenant disponible.
  • Grâce aux vaccins, aucun cas de variole n'a été déclaré dans le monde depuis 1977.
  • La découverte et l'utilisation de vaccins contre la poliomyélite ont pratiquement éliminé la maladie en Amérique. En 1960, il y avait 2 525 cas de poliomyélite paralytique aux États-Unis. En 1965, il n'y en avait plus que 61. De 1980 à 1990, il y a eu en moyenne 8 cas par année et la plupart d'entre eux ont été provoqués par la vaccination! Pas un seul cas de polio n'a été causé par le virus sauvage depuis 1979. Il y a bien eu, chaque année, de rares cas déclarés par des personnes porteuses du virus, entrant au pays. En 1994, la polio a été déclarée maladie éradiquée dans toute l'Amérique.
  • En 1988, l'Organisation mondiale de la Santé s'est donné comme objectif l'éradication de la poliomyélite dans le monde entier d'ici la fin de 2012. Cet objectif est théoriquement atteignable puisque le poliovirus est présent seulement chez les humains et les humains peuvent être immunisés. La variole a été la première maladie dans l'histoire à être éradiquée. Il semble probable que la polio soit la deuxième maladie à être éradiquée.

L'importance d'une immunisation à jour

Le danger est qu'il peut encore y avoir des éclosions de la maladie s'il y a des groupes de personnes qui ne sont pas vaccinés.  Par exemple, du mois d'avril au mois de novembre 2007, la province de Québec a connu deux éclosions successives dans le sud-est du Québec qui ont touché 95 personnes. Plus de 90 % des personnes touchées n'étaient pas vaccinées ou étaient partiellement vaccinées, c'est-à-dire qu'elles n'avaient reçu qu'une seule dose du vaccin RRO.

Au Royaume-Uni, le nombre de personnes ayant reçu le vaccin contre la coqueluche a chuté en 1974. En 1978, le pays connaissait une épidémie de la maladie. Plus de 100 000 personnes ont alors contracté la maladie et 36 personnes en sont décédées.

Au début des années 1990, une épidémie de diphtérie a éclaté dans l'ancienne Union Soviétique après qu'on a cessé d'administrer le vaccin aux enfants et l'injection de rappel aux adultes. Le nombre de cas de diphtérie a grimpé en flèche, passant de 839 en 1989 à près de 50 000 en 1994. Environ 1 700 personnes sont décédées des suites de l'épidémie.

Les vaccins sont sécuritaires et ils apportent d'énormes avantages pour la santé des enfants, et ce, tout au long de leur vie. La plupart des effets secondaires des vaccins sont mineurs et se résorbent spontanément. Ils  durent seulement quelques jours et ne dérangent pas les activités quotidiennes. Les réactions allergiques graves aux vaccins sont extrêmement rares et elles sont signalées immédiatement à l'Agence de la santé publique du Canada afin de régler rapidement tout problème.

Moins dangereux que les maladies qu'ils préviennent

Au Canada, les vaccins sont efficaces et sans danger – beaucoup plus sécuritaires que les maladies qu'ils préviennent. Ces maladies peuvent entraîner une pneumonie, la surdité, des lésions cérébrales, des problèmes cardiaques, la cécité ou la paralysie et même provoquer une invalidité permanente ou la mort.

Une recherche rigoureuse est effectuée en permanence

Les vaccins sont continuellement contrôlés et testés dans le monde entier et au Canada avant que leur utilisation soit approuvée. Le Canada a mis en place plusieurs systèmes qui permettent de garder un œil sur toute déclaration d’effets secondaires ou inhabituels suivant l'administration d'un vaccin.

De fausses craintes à l'égard des effets néfastes

Tous les parents ont des questions à propos des risques liés à la vaccination. Certains craignent que les vaccins puissent provoquer des problèmes de santé, comme l'autisme ou le syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN). Au Canada et dans le monde, des comités de recherche composés d'experts ont examiné les déclarations d'effets graves pendant plusieurs années. Ils n'ont trouvé aucune preuve d'un lien entre les vaccins et l'autisme ou n'importe quelle autre maladie.

Si vous constatez des effets secondaires suivant la vaccination, veuillez demander à votre médecin, infirmière ou pharmacien de remplir le Formulaire de rapport des effets secondaires suivant l'immunisation (ESSI).

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les documents suivants :

La monographie de produit pertinente contient également des renseignements (particulièrement la section 3 à l’intention du public). De plus, assurez-vous de vous renseigner auprès des professionnels de la santé (médecins et infirmières) pour tout renseignement sur la santé lié aux vaccins qui pourrait être nécessaire.

Quelles sont les étapes qui sont en place pour s’assurer que les vaccines sont le plus sécuritaire possible?

La Direction des produits biologiques et des thérapies génétiques de Santé Canada veille à l’innocuité et à l'efficacité des vaccins.

Étapes en place pour veiller à l’innocuité des vaccins :

  1. Les vaccins sont approuvés seulement s'il y a suffisamment de preuves pour déterminer qu'ils sont à la fois efficaces et sans danger (avec une grande marge pour l’innocuité).
  2. Avant qu'un vaccin soit autorisé, des processus réglementaires appelés « bonnes pratiques de laboratoire » et « bonnes pratiques cliniques » font en sorte que les études en laboratoire et les études cliniques menées afin de fournir des preuves de l'innocuité d'un produit respectent des normes de qualité supérieure.
  3. Avant qu'un vaccin soit autorisé et après qu'il a été autorisé, des processus réglementaires, appelés « bonnes pratiques de fabrication » sont mis en place pour que des normes de fabrication de qualité supérieure soient adoptées pour produire les vaccins.
  4. Les installations de fabrication de vaccins font l'objet d'inspections et se voient remettre un permis par les organismes de réglementation.
  5. Tous les nouveaux lots de vaccins produits doivent être approuvés par les organismes de réglementation avant d'être approuvés pour la vente au Canada. Le programme « autorisation de mise en circulation d'un lot » vise à vérifier, dans la mesure du possible, que chaque nouveau lot de vaccin correspond aux lots ayant servi à établir l’innocuité et l'efficacité qui étaient à la base de l'autorisation du vaccin.
  6. Les organismes de réglementation et les autorités en matière de santé publique surveillent continuellement les vaccins après qu'ils ont été approuvés afin de détecter toute préoccupation en matière d’innocuité qui n'aurait pas été reconnue auparavant – pour le produit dans l'ensemble, pour un nouveau lot ou pour des sous-groupes de la population qui pourraient présenter un risque élevé d'effets indésirables particuliers.
  7. L’innocuité des vaccins est une préoccupation internationale. Toute information sur les préoccupations possibles en matière d’innocuité est communiquée très rapidement aux différents pays. Cette surveillance attentive fait en sorte que les autorités en matière de santé publique puissent agir rapidement et répondre aux préoccupations. De plus, la recherche permet de continuer d'améliorer les vaccins.

Surveillance de l’innocuité des vaccins

Au Canada, nous avons deux systèmes pour assurer une surveillance continue des vaccins :

Quels sont les risques et les avantages des vaccins?

Même s'il a été démontré qu'ils présentaient des effets secondaires, les vaccins sont très sécuritaires, car ils sont généralement administrés à des personnes en santé. Et les risques de la maladie évitable par la vaccination sont toujours plus importants que les risques liés au vaccin.

Lorsque vous considérez l’innocuité des vaccins, vous devez examiner les risques et les avantages. Si le vaccin n'offre aucun avantage, même un effet secondaire grave pour un million de doses ne pourrait être justifié. D'un autre côté, s'il n'y avait pas de vaccins, il y aurait beaucoup plus de cas de maladie, davantage d'effets secondaires graves liés à la maladie et plus de décès.
Pour plus de renseignements sur les avantages des vaccins, veuillez consulter le Tableau 2. Incidence de certaines maladies évitables par la vaccination au Canada – Ère pré-vaccinale comparée aux cinq dernières années.

Les dangers des maladies évitables par la vaccination sont beaucoup plus importants que les risques d'un effet indésirable grave à la suite du vaccin. Il suffit de se comparer avec les pays qui ont cesser ou diminué leurs programmes d'immunisation. Ils en paient le prix, car les maladies reviennent plus fortes et plus puissantes que jamais. Les maladies évitables par la vaccination peuvent entraîner une pneumonie, la surdité, des lésions cérébrales, des problèmes cardiaques, la cécité ou la paralysie chez les enfants qui ne sont pas protégés.

Nous sommes chanceux au Canada d'avoir des vaccins pour des maladies qui, encore aujourd'hui, tuent et rendent infirme des enfants partout dans le monde, tous les jours. Pour savoir qui ne devrait pas recevoir certains vaccins en particulier, veuillez consulter la section du chapitre de chaque vaccin traitant des contre-indications et des précautions du vaccin dans le Guide canadien d'immunisation, Édition évolutive.

Comme tout autre médicament, les vaccins doivent franchir plusieurs étapes comportant des tests rigoureux avant que leur utilisation ne soit approuvée.

Santé Canada est l'organisme de réglementation canadien à qui il incombe de porter à leur maximum la qualité, l'innocuité et l'efficacité de tous les médicaments biologiques, y compris des vaccins destinés à l'usage humain. La Direction des produits biologiques et des thérapies génétiques (DPBTG), qui fait partie de la Direction générale des produits de santé et des aliments (DGPSA) de Santé Canada réglemente les vaccins, en collaboration avec l'Inspectorat et la Direction des produits de santé commercialisés de la DGPSA.

DPBTG surveille aussi tous les aspects de la fabrication des vaccins. Avant qu'un vaccin ne soit homologué et que son utilisation ne soit approuvée au Canada, l'usine où il est fabriqué doit être inspectée pour garantir que toutes les étapes de sa production répondent aux critères établis de sécurité, de stérilité et de contrôle de la qualité.

Avant d'être mis en circulation par le fabricant, chaque lot de vaccins est soumis à des tests d'innocuité et de qualité conformément aux lignes directrices émises par le Centre d'évaluation des produits biologiques et radio-pharmaceutiques. La plupart des tests d'innocuité sont effectués à la fois par le fabricant et, de façon indépendante, par le laboratoire du DPBTG.

Une fois qu'un vaccin a commencé à être utilisé au Canada, plusieurs systèmes assurent qu'il est étroitement surveillé et qu'on peut intervenir rapidement en cas de problème. Ces systèmes sont décrits dans la section laquo; Effets secondaires » du présent Guide Canadien d'immunisation, Édition évolutive.

Avant de vous recommander un vaccin, votre professionnel de la santé (infirmière, docteur ou pharmacien) déterminera toujours s'il existe des contre-indications à un vaccin ou des précautions à prendre avant de recevoir le vaccin.

Il est important d'avoir avec vous votre carnet de vaccination. Votre professionnel de la santé l'examinera pour s'assurer qu'il est à jour. Il passera ensuite en revue vos antécédents médicaux et vous posera des questions sur les maladies que vous pourriez avoir.

Voici une liste des problèmes de santé auxquels votre professionnel de la santé fera attention pour déterminer s'il y a des raisons pour lesquelles vous ne devriez pas être vacciné :

  • Il est contre-indiqué, chez les personnes qui ont eu une réaction anaphylactique à un vaccin administré antérieurement, de recevoir d'autres doses du vaccin à l'avenir.  Il est à noter que les réactions allergiques ne sont pas toutes des réactions anaphylactiques. Si les professionnels de la santé s'inquiètent d'une réaction allergique possible, ils consulteront un allergologue pour déterminer si la personne devant être vaccinée est réellement allergique au vaccin ou ils organiseront la séance d'immunisation dans un endroit contrôlé comme une salle d'urgence.
  • Si vous êtes allergique aux œufs, les professionnels de la santé prendront des précautions précises ou respecteront les contre-indications liées aux vaccins qui sont cultivés dans une base d'œufs.
  • Les personnes dont le système immunitaire est faible peuvent ne pas réagir au vaccin ou avoir davantage d'effets secondaires après avoir reçu le vaccin. Dans certains cas, il peut être quand même recommandé que les personnes dont le système immunitaire est faible reçoivent des vaccins (p. ex. le vaccin antigrippal). Votre professionnel de la santé vous recommandera ce qui vous convient le mieux.
  • Si vous souffrez d'une maladie aiguë modérée à grave, vous pourrez recevoir un vaccin quand votre état de santé se sera amélioré. La raison principale de ne pas vacciner une personne qui est atteinte d'une maladie aiguë grave est qu'il serait difficile de faire la distinction entre les effets secondaires attribuables à la vaccination et la maladie elle-même.
  • Les vaccins vivants sont en règle générale contre-indiqués chez les femmes enceintes. Il existe très peu de situations où le risque de contracter la maladie est tellement élevé qu'il l'emporte sur les considérations liées à l'innocuité des vaccins. Encore une fois, votre situation particulière sera évaluée et discutée avec votre professionnel de la santé. 

Vous voulez plus de renseignements?

L'expérience d'autres pays montre que les maladies réapparaissent rapidement lorsque le nombre de personnes vaccinées diminue :

  • Une éclosion récente au Québec, qui a commencé en avril 2011, a entraîné 676 cas confirmés et 73 cas possibles entre le 3 avril 2011 et le 2 novembre 2011. En date du 2 novembre 2011, l'éclosion était toujours active.
  • En 2000, l'Irlande a dénombré plus de 1 200 cas de rougeole, une hausse vertigineuse par rapport aux 148 cas signalés l'année précédente, parce que les taux de vaccination étaient tombés à environ 76 %. Plusieurs enfants sont morts au cours de cette épidémie.
  • Une épidémie de rubéole a éclaté au Nebraska en 1999. Les 83 cas étaient tous des adultes qui n'avaient pas été vaccinés. La plupart d'entre eux étaient originaires de pays où la vaccination contre la rubéole n'est pas systématique. L'épidémie qui s'était déclarée dans une usine de conditionnement des viandes s'est propagée à l'ensemble de la collectivité; elle a frappé plusieurs femmes enceintes et deux garderies. La rubéole présente le plus de dangers pour les nouveau-nés, qui peuvent être atteints de rubéole congénitale si leur mère contracte l'infection durant sa grossesse.
  • En 1994, la diphtérie a entraîné 5 000 décès en Russie après qu'on eut suspendu le système de vaccination organisé. Jusque-là, la Russie (comme le Canada) n'avait recensé que quelques cas de diphtérie chaque année et aucun décès attribuable à cette maladie. Le vaccin contre la diphtérie a commencé à être administré systématiquement au cours des années 1930, mais la diphtérie demeure une maladie grave même aujourd'hui. Environ une personne atteinte de diphtérie sur 10 en meurt encore, même si elle est traitée.
  • En Grande-Bretagne, les taux de vaccination contre la coqueluche ont chuté de façon importante en 1974. Au cours d'une épidémie entre 1974 et 1978, la coqueluche a frappé plus de 100 000 personnes et entraîné 36 décès.
  • En 1979, le Japon a dénombré 13 000 cas de coqueluche, dont 41 ont été mortels, après que seulement 30%des enfants eurent été vaccinés contre la coqueluche. Au cours des années antérieures, quand la plupart des enfants étaient vaccinés, le Japon n'avait connu que quelques centaines de cas de coqueluche, dont aucun ne s'était révélé fatal.
  • La Suède a connu une expérience semblable avec la coqueluche. Quand les programmes de vaccination ont été réinstaurés, le nombre de cas de coqueluche a chuté de nouveau.

La vaccination doit se poursuivre pour quatre raisons essentielles :

  • Premièrement, sauf si une maladie contagieuse a complètement disparu, il y a toujours un risque que la présence de quelques cas déclenche une épidémie si la majorité de la population n'est pas protégée. La variole est la seule maladie à avoir complètement disparu jusqu'à présent de notre planète. Certaines maladies, comme le tétanos, sont causées par une bactérie vivant dans le sol. Le risque de contracter des maladies comme le tétanos existera toujours; c'est pourquoi il est important de poursuivre la vaccination.
  • Deuxièmement, aucun vaccin n'est efficace à 100 %. Il y aura toujours des personnes qui ne seront pas immunisées, même si elles ont reçu leurs vaccins. Cette minorité sera alors protégée aussi longtemps que les autres personnes seront immunisées.
  • Troisièmement, un petit nombre de personnes ne peuvent pas être vaccinées pour diverses raisons. Elles ont déjà eu, par exemple, une grave réaction allergique à une composante d'un vaccin ou bien elles souffrent d'une maladie qui rend la vaccination trop risquée pour elles. Ces personnes ne sont donc pas protégées contre les maladies. Il est donc très important que leur entourage immédiat soit immunisé contre certaines maladies afin qu'il ne les leur transmette pas. En se faisant vacciner, on se trouve aussi à protéger les personnes de son entourage qui sont vulnérables aux maladies.
  • Quatrièmement, la plupart des maladies évitables par la vaccination sont encore monnaie courante ailleurs dans le monde. Les voyageurs peuvent les propager d'un pays à un autre. Si nous ne sommes pas vaccinés, ces maladies pourront se répandre rapidement. Par exemple, à l'heure actuelle, la plupart des cas de rougeole au Canada ont pour origine un voyageur venant d'un pays où cette maladie est plus fréquente.

Les enfants non vaccinés courent un beaucoup plus grand risque que les autres d'attraper des maladies contagieuses.

Les résultats de deux études récentes sur des épidémies survenues aux États-Unis en témoignent. Les enfants dont les parents avaient décidé de ne pas les faire vacciner contre la rougeole étaient de 22 à 35 fois plus nombreux à l'attraper que les enfants vaccinés. Les enfants qui n'avaient pas reçu le vaccin contre la coqueluche couraient six fois plus de risques de l'attraper que les enfants vaccinés. Les risques étaient encore plus grands pour les enfants de < 11 ans : ceux qui n'avaient pas été vaccinés étaient 62 fois plus nombreux à contracter la rougeole et 16 fois plus nombreux à contracter la coqueluche durant ces épidémies.

Les enfants non vaccinés augmentent par ailleurs le risque de transmission de maladies contagieuses aux enfants qui ne peuvent recevoir de vaccin ou à ceux qui ne sont que partiellement immunisés. Les personnes non immunisées peuvent être porteuses d'une maladie et elles présentent un risque pour ceux qui les côtoient même si elles demeurent asymptomatiques.

Les vaccins n'affaiblissent pas le système immunitaire.

Les vaccins actuellement recommandés ne surchargent pas ni n'affaiblissent votre système immunitaire. Les nourrissons et les enfants sont exposés à plusieurs types de microbes chaque jour, quand ils mangent, boivent ou jouent. Les scientifiques estiment que le système immunitaire peut reconnaître des centaines de milliers, voire des millions, de microorganismes différents et y réagir.

  • Les vaccins recommandés pour les enfants et pour les adultes n'utilisent qu'une infime partie de la « mémoire » du système immunitaire.

Les vaccins administrés aux enfants sont conçus selon le développement unique du système immunitaire du nourrisson.

  • Les vaccins confèrent une protection immédiate contre les maladies chez les enfants et fournissent les bases d'une immunité permanente.
  • Le calendrier de vaccination pour les nouveau-nés et les nourrissons au Canada est rigoureusement planifié afin d'assurer leur protection contre les maladies les plus susceptibles de compromettre gravement leur santé.

Les vaccins renforcent le système immunitaire

Les vaccins renforcent le système immunitaire afin de protéger les enfants et les adultes contre des maladies précises. Plusieurs vaccins assurent la protection de votre enfant. Les jeunes enfants et les bébés ont une réponse immunitaire sécuritaire et efficace. Il en va de même pour les nouveau-nés.

Il est nécessaire de vacciner les nourrissons parce qu'ils sont plus susceptibles d'être gravement atteints des maladies que les vaccins préviennent, comme la diphtérie, la coqueluche et la méningite à Haemophilus influenzae de sérotype b (Hib).

Les vaccins fonctionnent le mieux lorsqu'ils sont administrés au bon moment pendant la croissance de votre enfant.

Utilisez l'outil du calendrier de vaccination pour obtenir le calendrier de vaccination de votre enfant.

Autres façons d'obtenir votre calendrier de vaccination

  • Communiquez avec votre médecin ou votre bureau local de santé publique (CLSC au Québec).
  • Utilisez les liens vers vos renseignements en matière de vaccination provinciaux ou territoriaux.
  • Pour obtenir un calendrier de vaccination pour les enfants de plus de six ans, utilisez l'outil du calendrier de vaccination pour les enfants d'âge scolaire.

Non. Les vaccins actuellement recommandés ne surchargent pas ni n'affaiblissent votre système immunitaire. Les nourrissons et les enfants sont exposés à plusieurs types de microbes chaque jour, quand ils mangent, boivent ou jouent. Les scientifiques estiment que le système immunitaire peut reconnaître des centaines de milliers, voire des millions, de microorganismes différents et y réagir.

  • Les vaccins recommandés pour les enfants et pour les adultes n'utilisent qu'une infime partie de la « mémoire » du système immunitaire.
  • Des recherches démontrent que le système immunitaire de votre enfant peut facilement recevoir plus d'un vaccin de façon sécuritaire et efficace.

Votre professionnel en soins de santé vous indiquera les vaccins dont votre enfant a besoin à chaque visite pour respecter le calendrier.

On n'administre en même temps que les vaccins qui se sont avérés sans danger et efficaces lorsqu'ils sont donnés ensemble. En donnant plusieurs vaccins en même temps aux enfants, on les protège contre un plus grand nombre de maladies. De plus, on réduit l'inconfort causé aux enfants en réduisant le nombre d'injections qu'ils reçoivent et on épargne aux parents le temps et les frais liés à des consultations répétées.

Pour obtenir de plus amples renseignements, vous pouvez télécharger une copie du Guide des parents sur la vaccination.

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